segunda-feira, 10 de novembro de 2008

Les Québécois travaillent moins

Jean-Michel Nahas, Le Journal de Montréal - [10 de novembro de 2008]

La semaine de 40 heures n’a plus la cote. Fini aussi le traditionnel 9 à 5 à longueur d’année. Les employés québécois veulent des horaires plus souples pour voyager, s’amuser et voir grandir leurs enfants.

«Avant, tu paraissais bien si tu faisais 80 heures, ce n’est plus le cas. C’est le choc des cultures », lance Jean-Claude Gagné, consultant à la Banque de développement du Canada.
Le nombre d’heures travaillées est en baisse constante dans la Belle Province. En 1976, les Québécois bossaient 39 heures par semaine. L’an dernier, ce chiffre a chuté à 35, soit la plus faible moyenne au pays, selon des données de l’Institut de la statistique du Québec. Semaine de quatre ou même trois jours, congés prolongés, travail à domicile : les employés réclament désormais des conditions très avantageuses.
«Les demandes du genre sont de plus en plus grandes. C’est dans l’air», souligne Diane Gabrielle Tremblay, professeure de ressources humaines à la TÉLUQ.
De fait, 28 % des Québécois soufflent davantage grâce à une semaine de boulot moins chargée – entre 29 heures et 36,5 heures hebdomadaires -, selon Statistique Canada. En comparaison, à peine 15 % des Albertains profitent d’un tel privilège.

Flexibilité

Une récente étude de la firme Hewitt et Associés conclut aussi que la flexibilité de l’horaire vient au premier rang des préoccupations des travailleurs au pays.
Les employés issus des générations X et Y seraient-ils fainéants?
«Non, tranche Jean-Claude Gagné. Mais les baby-boomers ont été élevés à la réussite. Ils comprennent mal que les plus jeunes disent : Je fais moins d’heures mais je suis heureux.

«Qualité de vie»

Tout indique que la qualité de vie est désormais aussi importante, sinon plus, que les réalisations professionnelles.
«Quand je n’avais pas d’enfants, je travaillais plus de 60 heures par semaine. Je ne pouvais plus continuer à ce rythme, j’étais beaucoup plus stressée », confie Laure Waridel, 35 ans, qui s’est donnée corps et âme pour fonder l’organisme Équiterre avant de se convertir en travailleuse autonome, diminuant de presque la moitié ses heures d’ouvrage.
«C’est beaucoup plus la norme de voir des gens qui ont des projets personnels et qui ne vivent plus uniquement pour le travail », relate pour sa part Sylvain Vincent, associé directeur pour l’est du Canada chez Ernst & Young.

Phénomène mondial ?

La conciliation grandissante entre le travail, la famille et les loisirs est aussi très en vogue ailleurs dans le monde.
D’après Diane-Gabrielle Tremblay, l’Angleterre, les Pays-Bas et un État d’Australie contraignent les entreprises à accorder la semaine de quatre jours à tous les travailleurs qui en font la demande, en autant que ceux-ci aient un motif valable.
Selon le ministère du Travail, aucun programme du genre n’est dans l’air au Québec.

Um comentário:

les disse...

Ai ai... já faço parte dessas estatisticas... 37.3 hs por semana! Como é bom estar aqui!! rsrs
bjocas
Erika
www.leslapins.wordpress.com